Rentrée littéraire: le conte de fée.

Publié le par Y.

 

Premier acte:

Appelons-la Rose. Elle est belle. Logiquement, beaucoup d'hommes la convoitent. Un jour, Philibert décide de tenter sa chance et l'invite à festoyer avec lui. Tout se passe bien jusqu'à ce qu' Henri pose ses yeux sur Rose.

Philibert s'étant éloigné quelques instants, Henri le téméraire prend son courage a deux mains. Etant plutôt bien fait de sa personne et plein d'assurance, il se lance dans une ode charmeuse. Mal lui en prend car Philibert revient et, outré de cet affront, provoque son rival en un combat singulier sur la place principale pour déterminer de la possession de la belle.

Combat qu'il perd misérablement. Honte à lui. Elle revient de droit à son nouveau prétendant pendant que Philibert s'en retourne, sa queue qu'il croyait si grosse entre ses jambes.

"Je reviendrais"!

Rose, qui n'avait rien demandé à personne, est un peu dépassée par les évènements d'autant plus qu'Henri se révèle plus beau parleur que réellement intéressé.

 

Deuxième acte:

Le lendemain, alors qu'Henri vaque à ses occupations journalières, voilà que Philibert revient afin de prendre sa revanche et ainsi retrouver sa virilité son honneur perdu. Le ton s'élève rapidement et la garde rapprochée de Philibert composé de 6 de ses fidèles et loyaux camarades musclés prend d'assaut le lieu se jetant sur le charmeur imprudent. Ce dernier tente de se défendre bravement. Son fidèle compagnon sans peur se lance également dans le combat.

Résultat: les deux se retrouvent au sol bien amochés pendant que les ennemis prennent la fuite.

Les femmes ici présentes sont prises d'effroi à la vue du sang. Leurs pauvres yeux innocents n'y croient pas. Les voilà pleurant et sanglotant autour des deux blessés, criant leurs noms et bien incapables de ne rien faire jusqu'à ce que quelqu'un ne s'avance pour appeler la garde et le dispensaire.Choquées, elles le sont et entameront d'ailleurs une psychanalyse qui durera toute l'après-midi.

 

Troisième acte:

Henri promet que sa vengeance sera terrible.

 

Une nouvelle preuve que les contes de fée sont toujours sexistes? Non, juste un fait divers une après midi à MacDonalds.

(Tous les prénoms ont été changés dans un souci d'anonymat, on s'en doutait).

Publié dans Féminisme(s).

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Alias AKA 03/12/2010 22:43



shakespeare n'aurait pas mieux dit