Science et pénis n°1.

Publié le par Y.

 

Réjouissez vous âmes perdues de l'internet, me voilà à nouveau au chômage.

Je vais pouvoir poster à foison, si la touffe de poil que j'ai dans la main ne continue pas de s'épanouir telle celle d'une actrice porno des années 70.

 

Sujet du jour...roulement de tambour et suspens infernal...... Les rapports de sexe!!

Originalité quand tu nous tient...

 

Je lisais un article sur Slate intitulé "Les hommes tolèrent mieux l'infidélité avec une autre femme".

Pas grand chose à expliquer tout est dans le titre.

Précisons juste que ce résultat a été obtenu par un chercheur en psychologie évolutionniste après enquête "dans les règles de l'art" sur échantillon conséquent.

Jusque là, pas grand chose à redire donc. Encore que ça sent quand même le biais de l'enquête... J'aurais bien aimé voir les questions...

 

Un peu plus embêtant à mon sens est la conclusion:

 

«Un mécanisme robuste de jalousie est activé chez les hommes et les femmes par différents types de signaux, ceux qui menacent la paternité chez les hommes et ceux qui menacent l’abandon chez les femmes.»

 

C'est beau comme du Eric Zemmour, plèbe rassure toi, les psychologues sont là pour confirmer que tout est bien dans l'ordre: les femmes ont peur de l'abandon et les hommes veulent avoir une lignée et une femme à engrosser.

Ouf!

 

Trois constats:

-La psychologie quand elle se veut généralisatrice et normative m'agace au plus au point.

Çà c'est dit.

-Peut on m'expliquer la relation scientifique de cause à effet ou comment déduire scientifiquement que telles sont les raisons du comment? Attention aux pseudo évidences.

-Du moment que l'étiquette "science" est apposée quelque part, on peut tout faire publier sans aucune critique journalistique.

 

Non parce que moi aussi j'ai une théorie là dessus.

Mais plutôt que d'aller chercher la réponse dans un pseudo-inconscient, je la trouve dans les représentations sociales et les stéréotypes de genre (chacun ses marottes).

 

Encore aujourd'hui faire l'amour sans qu'un pénis entre en jeu, c'est pas encore vraiment vu comme faire l'amour, c'est juste des gentilles caresses pleines de libellules et de papillons roses.

Pas de pénis=Pas pénétrer=Pas tromper.

(ahah que les hommes sont naïfs)

Quand à la femme, elle a aussi ses torts, conditionnée  à chercher un homme, un vrai, un viril, un balèze, ça lui fait mal de le voir virer sa cuti.

 

J'admets, ce ne ne sont que des hypothèses mais ni plus ni moins légitimes que celles avancées par Mr Le psychologue...

C'est con que je sois pas docteure, j'aurais pu être publiée dans Slate!

 

 

 

 

Publié dans Féminisme(s).

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paul 06/02/2011 18:56



Autre remarque concernant votre article.


ce que vous relevez du travaille médiatisé d'un sociologue "officiel" est typique du contrat social de la science : la légitimité de la science ne tient pas dans sa voccation à chercher le
comment fonctionne les choses, voire à créer de la connaissance et à répondre à des besoins technologiques et sociaux.


ça c'est le baratin mis en avant pour crédibiliser l'usage social qui en est fait.


la légitimité de la science, dans toute société est de servir l'idéologie dominante structurant l'économie sociale d'une société.


donc


effectivement


de légitimer voire de justifier la reproduction des modèles d'identification sociale.


donc


christine deplhy n'est pas une scientifique pour les légitimateurs des scientifiques


mais le sociologue dont vous rapportez le travail honteux d'un point de vue épisthémologique, lui en revanche, est crédible, légitimé, valorisé, médiatisé et donc validé comme scientifique.


bon, ça veut pas dire hein que je suis toujours d'accord avec christine delphy (désolé si j'écorche l'orthographe de son nom, j'ai pas de mémoire orthogaffique)



paul 06/02/2011 18:50



re-bonjour Y


oui, on ne soulève que très rarement la question de la virginité. pourtant, ches les femmes comme chez les hommes, c'est un sujet de honte diversement illustrée par les connotations insultantes
de termes courramment utilisés comme puceaux pucelle effarouchée etc...


dans l'éducation des garçons, dont j'ai été blessé très jeune, la virginité est quelque chose de honnie. très tôt on inculque au garçon qu'il faille qu'il copule avant toute chose pour avoir une
quelconque respectabilité sociale. la première étape est emblématique de l'apprentissage du dénie de toute sensualité : le concours de masturbation publique entre garçon vise à qui éjaculera le
plus rapidement. je n'ai évidemment jamais vécu ce genre de chose personnellement, ayant toujours fui la compagnie des garçons (mais pas moins celle des filles en fait qui reproduisent d'une
autre façon ce genre de critère de mépris). Mais les tmoignages sont courramment de l'ordre des conversations masculines très tôt : genre si on l'a pas fait entre copain, on est une merde.


bon c'est évidemment hors de votre propos initial dans votre article.


tiens, moi aussi je suis chômeur et n'ai vraiment utilisé le net qu'à partir de la nécessité de chercher du travail autrement que par les méthodes traditionnelles du genre réseau social et porte
à porte... autre sujet...



paul 06/02/2011 13:49



je relève un truc qui me touche beaucoup dans votre article : vous dites que vous remarquez combien toute activité sans copulation est méprisée (je résume peut-être abusivement)


ça rejoint ce que j'ai vécu : la virginité dans ce monde sexiste où la copulation est devenue un critère de respectabilité sociale bien plus que les conséquences dramatiques du natalisme et de
l'acquisition d'un capital de chaire, la virginité est devenu le critère d'exclusion et de mépris le plus commun à tous les milieux socio-culturels.


je mets ça aussi en relation avec le glissement de toutes les valeurs et modèles socio-culturels vers une "virilisation" globale : la virilité étant une éducation à la domination et à la négation
de la sensibilité et à tout rapport doux et tendre au monde et à son propre corps.


bref : ce monde m'horrifie depuis très longtemps et j'ai toujours refusé de considérer l'idée d'y faire, d'y donner des enfants, comme quelque chose de bon.



Y. 06/02/2011 18:16



En effet, le lien n'était pas évident dans l'article (j'avoue ne pas y avoir pensé à ce sujet là) mais je suis plus que d'accord avec vous et cela m'inspirera d'ailleurs peut être pour un
prochain post!


Re-à bientôt!



Pauline 02/02/2011 17:04



Eh beh comme quoi, le chômage, c'est productif!



Y. 06/02/2011 18:08



Carrément je devrais y rester en fait...